|
EMPLOI DES PIGMENTS
MINERAUX DANS LE BATIMENT
Pigments pour ciment, chaux, plâtre,
enduit …
Burguière-Verdeille SAS, Houilleres de Cruéjouls,
mélange, conditionne et distribue une large gamme de
pigments destinés principalement à l’industrie
du bâtiment.
Les pigments minéraux, synthétiques et naturels,
ont une excellente tenue à la lumière et aux
intempéries, résistent aux alcalis et se comportent
parfaitement bien en présence de ciment, chaux, plâtre,
enduit…
La palette des couleurs est infinie, les principaux pigments
étant miscibles entre eux.
La coloration des bétons, mortiers,
crépis, stucs, badigeons, etc… est obtenue par
incorporation d’une faible quantité de pigment
dans le mélange. Les pigments sont des substances insolubles,
constitués de très fines particules (0,1 à
1 micron).
La réalisation correcte d’un mélange coloré,
et la tenue dans le temps de cette coloration, imposent le
choix d’un pigment adapté et le respect de certaines
règles essentielles. Il convient donc de bien connaître
les différents types de pigments utilisables, leurs
caractéristiques et leurs conditions d’emploi.
Pigments synthétiques
à base d’oxyde de fer :
Ce sont des colorants haut de gamme, fabriqués par
voie chimique. Ils se caractérisent par leur force
colorante élevée, leur régularité
de teinte et leur bonne tenue à la lumière.
Les principales couleurs sont : rouge, jaune, ocre, brun,
noir.
Oxydes spéciaux
:
Blanc, bleu, vert.
Bonne tenue à la lumière.
Fort pouvoir colorant.
Pigments
naturels à base de terre :
Pouvoir colorant plus faible.
Excellente tenue aux intempéries et U.V.
Principales couleurs : ocre rouge et jaune, terre de sienne
naturelle et calcinée, terre d’ombre naturelle
et calcinée, ocre havane.
Tous ces pigments sont employés avec succès,
depuis de très nombreuses années pour colorer
tuiles, dalles margelles, pavés, enduits, asphaltes,
badigeons, etc.…
Un béton est composé de
ciment, de sable, d’agrégats et d’eau.
De tous ces éléments, seul le liant (dans le
cas du ciment) peut-être coloré.
MODE D'EMPLOI
DANS LES BETONS
Règle générale
:
Le pigment est toujours dosé en fonction du poids du
liant (ciment, chaux, plâtre…)
Dosage conseillé des colorants synthétiques
:
- 3 à 6% du poids de ciment gris
- 1 à 4% du poids de ciment blanc
Exemple : 1m3 de béton dosé à 300 kg
de ciment gris. Quantité de colorant nécessaire
à teinter ce m3 de béton : 300 kg x 4% = 12
kg
Une augmentation du dosage de pigment assurera des teintes
plus foncées.
Toutefois, au-delà du taux de saturation (8 à
10%), aucune amélioration ne sera observée.
L’utilisation d’un ciment blanc donnera des teintes
plus vives. L’emploi de colorant dans les proportions
recommandées ne modifie en rien les qualités
mécaniques du béton.
Les Granulats
Ils seront choisis, dans la mesure du possible,
dans le même ton que le pigment utilisé.
Afin d’éviter des variations de teintes d’une
fabrication à l’autre, conserver les mêmes
agrégats.
En effet, on oublie trop souvent l’importance de la
granulométrie. Chaque variation de celle-ci modifie
la surface spécifique, celle du colorant étant
constante, on observe alors des variations de couleurs.
Rapport Eau/Ciment
Le rapport eau/ciment constitue un des facteurs
les plus importants des variations de teintes.
La clarté du béton augmente en fonction du rapport
eau/ciment.
En cas de surdosage en eau, l’excédent qui n’est
pas nécessaire à la prise du ciment, forme des
capillaires en remontant à la surface du béton
et crée ce phénomène de clarté.
Un rapport eau/ciment faible E/C = 0,3 à 0,4 par exemple
permettra d’obtenir, pour un même dosage de pigment,
des couleurs plus foncées.
Importance du mélange
Les pigments étant composés
de particules bien plus fines que celles des liants et agrégats,
il est indispensable de réaliser une bonne dispersion
du pigment dans l’ensemble du mélange.
Dans le cas contraire, on risque de retrouver dans le béton
des concentrations de pigment, taches, sous coloration…
Ordre d’introduction dans le mélange :
Le ciment étant composé lui aussi de fines,
il est conseillé de pratiquer le mélange à
sec, pigment + agrégats et ensuite d’introduire
le ciment et l’eau.
Pour cette raison, il est également recommandé,
pour des taux de pigmentation inférieurs à 3%,
de ne pas utiliser d’agrégats comportant plus
de 20% de fines inférieures à 0,2mm.
Ordre d’introduction :
1) agrégats 2) colorants 3) ciment 4) eau
Finition de surface
Les particules les plus fines du béton
ont tendance à monter en surface, entraînant
avec elles une surconcentration de pigments.
On veillera donc à éviter le lissage en surface,
à la règle ou à la truelle, qui provoquerait
des variations de teintes.
Les efflorescences
Les efflorescences constituent un problème
bien connu. Sur un béton gris, les colorations blanches
sont généralement admises comme un défaut
normal.
Il n’en est pas de même avec les bétons
teintés ; la couleur blanchâtre, renforcée
après un phénomène de contraste, en particulier
sur les teintes vives ou sombres, devient alors inacceptable.
Le phénomène d’efflorescences se forme
au moment de la prise du béton.
L’eau de gâchage excédentaire, qui s’évapore
en cours de séchage en profondeur, entraîne en
surface de l’hydroxyde de calcium.
Au contact de l’anhydride carbonique de l’air,
il se transforme en carbonate de calcium insoluble.
Le dépôt blanchâtre se formant en surface,
appelé efflorescences, masque la teinte du béton
coloré.
Afin d’éviter cet inconvénient :
- Réduire l’eau de gâchage,
- Provoquer artificiellement la fermeture des capillaires
du béton par l’emploi de notre SUP-HYDRO. Il
hydrofuge le béton et fixe le calcium.
- Freiner l’évaporation trop rapide de l’eau
de gâchage des dalles béton par vaporisation
de notre produit de cure STOPSOL.
Dans tous les cas d’efflorescences, la qualité
des pigments ne peut être mise en cause.
La couleur initiale apparaîtra à nouveau après
neutralisation des efflorescences par lavage, avec une solution
acidulée à 10% d’acide chlorhydrique,
par exemple.
|